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Chansons d'hier ou d'aujourd'hui
mardi 21 octobre 2008, a 17:18
mademoiselle de paris de Jacqueline François
 

On l'appelle Mademoiselle de Paris
Et sa vie c'est un petit peu la nôtre
Son royaume c'est la rue d'Rivoli
Son destin, c'est d'habiller les autres
On dit qu'elle est petite main
Et s'il est vrai qu'elle n'est pas grande
Que de bouquets et de guirlandes
A-t-elle semés sur nos chemins.

Elle chante un air de son faubourg
Elle rêve à des serments d'amour
Elle pleure et plus souvent qu'à son tour
Mademoiselle de Paris

Elle donne tout le talent qu'elle a
Pour faire un bal à l'Opéra
Et file, à la porte des Lilas
Mademoiselle de Paris
Il fait beau
Et là-haut
Elle va coudre un cœur à son manteau

Mais le cœur d'une enfant de Paris
C'est pareil aux bouquets de violettes
On l'attache au corsage un samedi
Le dimanche on le perd à la fête
Adieu guinguette, adieu garçon
La voilà seule avec sa peine
Et recommence la semaine,
Et recommence la chanson

Elle donne un peu de ses vingt ans
Pour faire une collection d'printemps
Et seule s'en va rêver sur un banc
Mademoiselle de Paris
Trois petits tours
Un bonjour
Elle oublie qu'elle a pleuré d'amour
Elle chante et son cœur est heureux
Elle rêve et son rêve est tout bleu
Elle pleure mais ça n'est pas bien sérieux
Mademoiselle de Paris
Elle vole à petits pas pressés
Elle court vers les Champs Elysées
Et donne un peu de son déjeuner
Aux moineaux des Tuileries
Elle fredonne
Elle sourit...
Et voilà Mademoiselle de Paris.



mercredi 15 octobre 2008, a 17:31
mon amie la rose
 

On est bien peu de choses.
Et mon amie la rose me l'a dit ce matin.
A l'aurore je suis née, baptisée de rosée.
Je me suis épanouie.
Heureuse et amoureuse.
Au rayon du soleil.

Me suis fermée la nuit.
Me suis reveillée vieillie.
Pourtant j'etais trés belle.
Oui j'etais la plus belle.
Des fleurs de ton jardin.

On est bien peu de choses.
Et mon amie la rose me l'a dit ce matin.
Vois le dieu qui m'a faite.
Me fait courber la tete.

Et je sens que je tombe.
Et je sens que je tombe.
Mon coeur est presque nu
J'ai le pied dans la tombe.
Déjà je ne suis plus.
Tu m'admirais hier et je serais poussière.
Pour toujours demain.

On est bien peu de choses.
Et mon amie la rose est morte ce matin.
La lune cette nuit, a veillé mon amie.
Moi en reve j'ai vu. Eblouissante et nue.

Son âme qui dansait.
Bien-au déjà du vu.
Et qui me sourait.
Croit celui qui peut croire.
Moi j'ai besoin d'espoir.
Sinon je ne suis rien.

Ou bien si peu de choses
C'est mon amie la rose qui l'a dit hier matin



mardi 14 octobre 2008, a 22:16
Lucienne Delyle
 

Lucienne Delyle

Diseuse née à Paris en 1917, décédé à Monte Carlo (leucémie) en 1962.

C'est pas le biais d'un concours radiophonique qu'elle se fait entendre pour la première fois sur les ondes de Radio-Cité en 1939. On la dit jolie mais les photos de l'époque nous renvoient plutôt l'image d'un visage plutôt quelconque, même fade.

Jacques Canetti s'intéresse à elle puis Aimé Barelli qui deviendra son mari.

Ses premiers enregistrements, elle les fait avec les orchestres de Marcel Cariven, de Raymond Legrand et de  Jacques Météhen. - Cela donne Sur les quais du vieux Paris, en 1939 ; Le paradis perdu (du film - voir ci-dessous), en 1941 ; Mon amant de Saint-Jean, en 1942 ; une chanson de Django Reinhardt, Nuages, en 1943. - Le succès sera au rendez-vous jusqu'a la toute fin des années cinquante (elle passera en vedette à Bobino en 1961) : Malgré tes serments, en 1944 ; Boléro, en 1948 ; J'ai rêvé de vous, en 1950 ; Domino, en 1953 : Java en 1956...

La voix fait quelque peu penser à Lucienne Boyer, à ses tous débuts, puis elle devient langoureuse, éthérée. Ce n'est pas une chanteuse à voix : elle est intimiste mais de cet intimisme de cabaret où, devant un orchestre ou tout simplement un piano, la vedette du spectacle fait son tour de chant, en robe de soirée, sous le feu d'un seul projecteur. - Le style est connu. - On l'a vu et on peut le revoir voit à cent exemplaires dans les films de l'époque. - Sauf qu'avec Lucienne Delyle, il a atteint son apogée pour ne pas dire sa perfection.



mardi 14 octobre 2008, a 22:01
DUELO CRIOLLO (un superbe tango)
 

Mientras la luna serena
baña con su luz de plata
como un sollozo de pena
se oye cantar su canción;
la canción dulce y sentida
que todo el barrio escuchaba
cuando el silencio reinaba
en el viejo caserón.

Cuentan que fue la piba de arrabal,
la flor del barrio aquel que amaba un payador.
Sólo para ella cantó el amor
al pie de su ventanal;
pero otro amor por aquella mujer,
nació en el corazón del taura más mentao
que un farol, en duelo criollo vio,
bajo su débil luz, morir los dos.

Por eso gime en las noches
de tan silenciosa calma
esa canción que es el broche
de aquel amor que pasó...
De pena la linda piba
abrió bien anchas sus alas
y con su virtud y sus galas
hasta el cielo se voló.



samedi 11 octobre 2008, a 23:08
un p'tit peu d'argent
 

Au fond des poches de mon amour y a pas grand chose
Le portefeuille de mon amour n'est pas très lourd
Lui ça l'ennuie, ça le poursuit
Il n'en dort plus, il n'en mange pas                                        
Il ne pense qu'à ça

Moi sincèrement ça m'est égal et je suppose
S'il était riche je n'pourrais pas l'aimer tant qu'ça
Tandis que là c'est idéal, c'est merveilleux d'être amoureux
Et de se dire à deux

Un p'tit peu d'argent ou bien pas du tout
Quand on a 20 ans on est amoureux, le reste on s'en fout
Un p'tit peu d'argent ou bien sans un sou
On est si contents d'être tous les deux
Qu'on se moque de tout
Et puis y a l'printemps qui s'offre aux amours
Là-bas dans les champs, des milliers de baisers se donnent chaque jour
Pas besoin d'argent ou alors si peu
Ça suffit pour nous rendre heureux

Oui mais voilà dans tout cela il y a mon père
Qui ne paraît pas tout à fait d'cet avis-là
Car il voudrait pour son enfant
Un peu d'amour, beaucoup d'argent
Il ne pense qu'à ça
Pour mon bonheur, il y a maman pour nos affaires
Qui m'a conté qu'avec papa à leurs débuts
Ils n'avaient pas un sou vaillant
Juste un buffet, un vieux divan
Faisons comme eux, veux-tu ?

Un p'tit peu d'argent ou bien pas du tout
Quand on a 20 ans on est amoureux, le reste on s'en fout
Un p'tit peu d'argent ou bien sans un sou
On est si contents d'être tous les deux
Qu'on se moque de tout
Et puis y a l'printemps qui s'offre aux amours
Là-bas dans les champs, des milliers de baisers se donnent chaque jour
Pas besoin d'argent ou alors si peu
Ça suffit pour nous rendre heureux

Un p'tit peu d'argent suffira toujours
On s'ra riches de tout notre amour



samedi 26 mars 2011, a 21:30
magnifiques photos d'un désert au nord de la Chine
 


lundi 28 juin 2010, a 21:53
Henri Garat - C'est un mauvais garçon (1931)
 

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Henri Garat, le chanteur

La discographie d'Henri Garat s'étend de 1929 jusqu'en 1942 si l'on tient compte de la non mention de son nom sur avec divers enregistrements de la Miss et quelques disques gravés à Bruxelles, en avril 1942, dont deux avec Lilian Harvey, dans une sorte de rappel de ses (leurs) anciens succès.En réalité, sous son nom, n'ont paru que des disques entre 1931 et 1936, la plupart tirées de ses films. On en compte une soixantaine.Les premiers enregistrements datent de 1931.


 

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samedi 14 novembre 2009, a 20:19
PADAM PADAM la plus belle chanson d'Edith Piaf
 

Padam Padam
Edith Piaf
Cet air qui m'obsède jour et nuit,
Cet air n'est pas né d'aujourd'hui,
Il vient d'aussi loin que je viens
Traîné par cent mille musiciens.

Un jour cet air me rendra folle,
Cent fois j'ai voulu dire pourquoi,
Mais il m'a coupé la parole,
Il parle toujours avant moi et sa voix
couvre ma voix

Padam...padam...padam...
Il arrive en courant derrière moi,
Padam...padam...padam...
Il me fait le coup du souviens-toi.

Padam...padam...padam...
C'est un air qui me montre du doigt,
Et je traîne après moi comme une drôle d'erreur
Cet air qui sait tout par coeur.

Il dit: "Rappelle-toi tes amours,
Rappelle-toi puisque c'est ton tour,
'y a pas d'raison pour qu'tu n'pleures pas
Avec tes souvenirs sur les bras..."

Et moi je revois ceux qui restent
Mes vingt ans font battre tambour,
Je vois s'entrebattre des gestes,
Toute la comédie des amours
Sur cet air qui va toujours...

Padam...padam...padam...
Des "je t'aime" de quatorze-juillet
Padam...padam...padam...
Des "toujours" qu'on achète au rabais
Padam...padam...padam...
Des "veux-tu" en voilà par paquets
Et tout ça pour tomber juste au coin d'la rue
Sur l'air qui m'a reconnue

Écoutez le chahut qu'il me fait

Comme si tout mon passé défilait

Faut garder du chagrin pour après
J'en ai tout un solfège sur cet air qui bat...
Qui bat comme un coeur de bois...



jeudi 10 septembre 2009, a 21:00
c'est pour mon papa de Georges Milton
 

 c'est pour mon papa
 Georges Milton
- 1 -
J'ai des parents qui ne sont pas du tout assortis
Papa est petit et très mal bâti
Tandis que maman est grande, jolie et fait du sport
Mon père avec ma mère a toujours tort
Elle commande à chaque coup des robes de chez Patou
Mais elle habille papa au "décrochez-moi ça".
Refrain
L'habit qui n'va pas c'est pour mon papa
Les plus beaux vêtements c'est pour ma maman
Le livreur c'est tout l' temps pour ma mère
Les factures c'est tout l'temps pour mon père
Les vieux pyjamas c'est pour mon papa
Les dessous troublants c'est pour ma maman
Ses chaussures sont coquettes mais les plus sales chaussettes
Aux trous grands comme ça, c'est pour mon papa.

- 2 -
C'est à maman qu'les gens font toujours de beaux cadeaux
Papa, ce nigaud, ne reçoit qu'la peau
Tous les ans, l'jour de sa fête, maman se fait offrir
Des choses de prix qui font toujours plaisir
Elle a des objets d'art, des sacs en peau d'lézard
Mais papa chaque fois, faut voir ce qu'il reçoit.

Refrain 2
Le pot d'bégonias c'est pour mon papa
Mais les gros diamants c'est pour ma maman
Le plus beau c'est tout l'temps pour ma mère
Le plus moche c'est tout l'temps pour mon père
Le p'tit agenda c'est pour mon papa
Les bonbons fondants c'est pour ma maman
Elle invite tous les gens qui lui font des présents
Mais les frais du r'pas c'est pour mon papa.

- 3 -
Maman chaqu' matin fait sa p'tite ballade en auto
Papa s'lève plus tôt et s'tape le métro
Maman, au five o' clock boit l'thé avec ses amies
Elle n' revient pas avant huit heures et demie
Papa ne rouspète pas, c'est lui qui fait l'repas
Il r'çoit les livraisons et balaie la maison.

Refrain 3
Faire les oeufs sur l'plat c'est pour mon papa
Faire du boniment c'est pour ma maman
Le tango c'est tout l'temps pour ma mère
Le balai c'est tout l'temps pour mon père
Faire la soupe au chat c'est pour mon papa
S'payer de l'agrément c'est pour ma maman
Quand elle flirte un peu trop avec les gigolos
Faire pisser Mirza, c'est pour mon papa



jeudi 10 septembre 2009, a 20:53
Sur Le Plancher Des Vaches
 

Sur Le Plancher Des Vaches
                 Alibert
On est heureux comme des poissons dans l'eau
Sur le plancher des vaches
On peut guincher dans tous les caboulots
Sur le plancher des vaches
Le vin, les femmes, on a tout ça
Mais oui Madame sur c'plancher-là
C'est presque un amiral le matelot
Sur le plancher des vaches

Quand du poste de vigie
On crie " terre " à bâbord
Le marin là me ravit
Il se croit déjà au port
Il n'a plus qu'une pensée
Tirer une bordée
Il n'a plus que ses filets
Joyeux il chante alors :
{au Refrain, x1}

Les sans roulis et tangages
Pour se remettre à flot
Du sous-marin l'équipage
Fait escale au bistrot
Ils trinquent la nuit entière
Si bien que, peuchère !
Malgré qu'ils soient sur la terre
Ils sont encore sous l'eau !



dimanche 15 février 2009, a 18:34
Non Je Ne Regrette Rien
 

Non Je Ne Regrette Rien
Edith Piaf
Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Ni le bien qu'on m'a fait, ni le mal
Tout ça m'est bien égal
Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
C'est payé, balayé, oublié
Je me fous du passé

Avec mes souvenirs
J'ai allumé le feu
Mes chagrins, mes plaisirs
Je n'ai plus besoin d'eux
Balayés mes amours
Avec leurs trémolos
Balayés pour toujours
Je repars à zéro

Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Ni le bien qu'on m'a fait, ni le mal
Tout ça m'est bien égal
Non, rien de rien
Non, je ne regrette rien
Car ma vie
Car mes joies
Aujourd'hui
Ça commence avec toi...
--



jeudi 20 novembre 2008, a 18:11
Berthe Sylva - Le tango de fauvettes, Pathé 1931
 



jeudi 20 novembre 2008, a 17:56
RAMONA CHANTE PAR FRED GOUIN
 

Depuis le moment
Où je t'ai connue
Hélas follement
Je n'ai pas cessé
De penser à toi
Comme un insensé

Refrain :

Ramona, j'ai fait un rêve merveilleux
Ramona, nous étions partis tous les deux
Nous allions lentement
Loin de tous les regards jaloux
Et jamais deux amants
N'avaient connu de soir plus doux
Ramona, je pouvais alors me griser
De tes yeux, de ton parfum, de tes baisers
Et je donnerais tout pour revivre un jour
Ramona, ce rêve d'amour

Mais ce doux roman
N'était seulement qu'un rêve d'amant
Par ta cruauté
Tout autre a été
La réalité

 

Passant en Haut Val de Sèvre, à Niort, peu après la guerre, Georgius eut peut-être été surpris de voir, derrière la fenêtre d'un commerce ambulant de frites, un bonhomme qui lui aurait dit  «Bonjour toi, comment vas-tu ?» [1] et dans lequel il eut peut-être reconnu Fred, Fred Gouin qu'il a certes dû croiser à plusieurs reprises au début des années trente, Fred Gouin dont il connaissait l'amie, Berthe Sylva, Fred Gouin qui, en moins de cinq ans a enregistré les trois-quarts du répertoire français, du «Temps des cerises» à «Ramona» en passant par «Bonsoir Madame la lune», «La chanson des blés d'or» et même «La fille du bédouin» : 370 enregistrements, plus d'un million six cent mille disques vendus... - Car ce Fred Gouin en avait fait du chemin...

Il est né le 26 avril 1889 et fut nommé, du nom de son père, Hyppolyte, mais aussi Eugène Frédéric Gouin, l'année où Paulus triomphait avec son «Père la Victoire».

En 1910 - il a vingt-et-un an - la légende veut qu'il ait été chanteur de rue et revendeur de petits formats. On ne sait au juste ce qu'il fit jusqu'en 1918. - Peut-être a-t-il été soldat ? -. Ce que l'on sait, c'est qu'on le «découvre» cette année-là, c'est-à-dire qu'il commence peu à peu à gagner sa vie en chantant dans les cabarets et, sans doute, en huitième place dans les cafés-concerts de l'époque. - On le connaît sous le nom de Villard mais pas longtemps : dès 1924 ou 1925, il est redevenu Frédéric Gouin ou plutôt «Fred» Gouin que la firme Odéon n'hésite pas à endisquer.

Petit à petit, grâce à une voix particulière et une diction sans faille, il se fait un nom. C'est le temps de «L'heure exquise» de «La veuve joyeuse» de Franz Léhar mais aussi de «La fille du Bédouin» de Moretti que Georges Milton rendra si populaire. Pas du tout dans le même genre, évidemment, mais, cette année-là, Fred chante tout ce qui lui tombe sur la main :

  • Elle danse le charleston (Langlois)
  • Les roses de Picardie (Haydn Wood)
  • Marie-Rose (Vincent Scotto)
  • Mary Lou (Lyman, Wagner, Russel) - avec les «Odeon Syncopators» (sic)
  • Le petit chapeau (R. Demaret)
  • Charmaine (Rapee, Pollack)
  • Elle a perdu son pantalon (E. Faoli)
  • ...

Puis, en mai 1928, il s'essaye avec une vielle, et, pour l'époque, une très vieille chanson, «Le temps des cerises» de Renard et Clément. Le succès est foudroyant.- On parle de 400.000 copies : du presque inconnu. - Une grande mais une très grande interprétation. - Fred est alors lancé.

Suivront : «La chanson des blés d'or» (Doria, Soubise et Lemaître), «Le mouchoir rouge de Cholet» (Botrel), «La chanson des heures» (Xavier Privas), «Le vieux mendiant» (Paul Delmet et H. Bernard), «C'est ce soir ou jamais» Cazès, Auberty), «L'âme des roses» (René de Buxeuil) et sa chanson sans doute la plus connue, «Ramona» de L. Wolfe Gilbert traduite et adaptée en français par Saint-Granier, Jean Le Soyeux  et Albert Willemetz pourtant créée par Saint-Granier.

Le répertoire ne s'arrêta pas là car il chanta également «Le vin de chez nous» (Zimmerman et Groffe), «Ohé ! Pêcheurs» (des mêmes), «O Mexico» (Jacquet et Vallier), «Pi... Ouit !» (Hérold), la chanson du Carnaval de Nice de 1931, «Tout autour du Vel'd'Hiv» ou le refrain des six-jours (Gailhard et Rodor) et même «Les soquettes à Miquette» (Léojac et Alberty).

Il continuera comme ça jusqu'en 1935.

La voix est celle d'un chanteur d'opérette mélangée avec celle d'un chanteur de charme. Plaît-elle ? Assurément. En fouillant un peu partout, on retrouve Fred Gouin dans les programmes des plus grands Music-Halls du temps mais Fred n'est pas ce qu'on pourrait appeler un économe-né. Il est plutôt bohême et préfère aux grandes salles les bistrots et guinguettes dans lesquels il chante, qu'il fréquente, qu'il ouvre même... et qu'il ferme aux bords de la Marne ou de l'Oise (Jouy-le-Moutier) et puis il tombe également amoureux d'une certaine Berthe Sylva avec qui il a déjà enregistré quelques duos. De 1935 à 1939, succédant à Darcelys, il devient son amant, elle qui adore fêter, manger, boire. - Et lui, donc !

En 1939, le couple se réfugient à Marseille où, à cause de la guerre, les engagements sont plutôt rares. - Raison de plus pour dépenser. - Et puis Berthe tombe malade. Très malade. Tellement malade qu'elle meurt en 1941 laissant Fred désemparé.

L'autre légende de sa vie veut qu'il ait jeté sur sa tombe une immense gerbe de roses blanches, du titre de la chanson fétiche de son amie, pour ensuite s'en aller, seul.

Et de cette date, jusqu'aux recherches effectuées par Christian Plume en 1980, personne n'a su ce qui lui était arrivé.

Ce qui lui était arrivé, c'était d'être remonté vers Niort où, jusqu'à sa mort survenue le 18 février 1959 (certains citent 1957 mais c'est 1959), il s'était recyclé en revendeur de frites...



Présentation
Bonjour,

Ces quelques pages pour partager des chansons anciennes en tous genres qui ont fait la joie et le bonheur des anciennes générations.
Je souhaite particulièrement faire connaître et partager des chansons aujourd'hui disparu.
Bonne visite, et au plaisir de lire vos commentaires.

Alain

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Berthe Sylva - Le tango de fauvettes, Pathé 1931 pititejo (16/06/2010 14:16)

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